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Dissidia Duodecim : Final Fantasy > Test

Une histoire de nostalgie

Dissidia, un pari osé qui a porté ses fruits en devenant le jeu le plus vendu de l'année 2009 sur la console portable de Sony ! Et quoi de plus normal ? Qui n'a pas eu envie d'un combat Terra contre Kefka avec comme musique Dancing Mad ou simplement un combat amical entre Djidane et Cecil ? Avec un tel succès, il était tout à fait naturel de voir apparaitre un nouvel opus de ce jeu de combat et même si les bases sont toujours là, les nouveautés présentes dans Duodecim vous feront oublier vos centaines d'heures passés sur le premier Dissidia !

Le démon et la déesse

L'histoire de Duodecim se passe avant les événements du premier Dissidia, plus précisément lors de la guerre précédente. Le conflit entre Cosmos, déesse de l'harmonie et Chaos, dieu de la discorde fait rage, et l'arrivé des Manikins, des imitations à la solde de Chaos, risque de faire tourner la roue en sa faveur. Toujours est-il que les combattants de Cosmos ne s'avouent pas vaincus et se mettent en route à la recherche des cristaux. Ce scénario met en scène les 6 nouveaux personnages à travers différents chapitres pour nous narrer l'évolution de cette guerre. Le mode histoire est semblable au précédent Dissidia avec un déplacement en échiquier, la réelle nouveauté est l'apparition d'une véritable mappemonde tirée de FF1 où l'on peut se déplacer librement ; malheureusement la progression est toujours aussi linéaire et les décors sont assez vide. En plus d'avoir un tout nouveau scénario inédit, vous aurez aussi l'occasion de revivre les événements de la 13e guerre, c'est à dire, le scénario du premier Dissidia.

The Man With The Machine Gun

Les personnages, originellement au nombre de 22 dans le premier opus, se voient affublés de 8 nouveaux personnages qui sont Kain de Final Fantasy IV, Lightning de Final Fantasy XIII, Tifa de Final Fantasy VII, Vaan de Final Fantasy XII, Laguna de Final Fantasy VIII, Yuna de Final Fantasy X, Prishe de Final Fantasy XI et Gilgamesh de Final Fantasy V. En plus de ce nouveau casting très varié, on retrouve encore une fois l'énigmatique Cloud (FFVII), la sorcière du temps Ultimecia (FFVIII) ou encore le célèbre fou qu'est Kefka (FFVI), un très bon cocktail de personnages tous différent les uns des autres !
En ce qui concerne leurs styles de combat, les personnages ont tous un éventail de coups propre à eux ainsi qu'une utilité propre, comme EX-Death (FFV) qui ne possède que très peu d'attaques offensives mais qui a la particularité d'avoir une défense impénétrable ou même Tifa (FFVII) qui est un personnage exclusivement au corps à corps et qui a la particularité de faire des feintes pour surprendre l'adversaire. Il s'agit d'une particularité très intéressante dans Dissidia car selon le personnage, on doit opérer une approche différente à chaque fois, il y en a pour tous les goûts et vous pouvez aisément trouver le personnage qui convient le mieux à votre style de jeu. Vous aurez encore plus de choix avec ces nouveaux personnages qui ont pour chacun d'entre eux un gameplay encore plus varié les un que les autres comme pour Lightning (FFXIII) qui peut changer entre trois rôles, Commando, Ravager et Medic (respectivement Attaquant, Ravageur et Soigneur), ou Laguna qui est un expert en attaques à distance grâce à ses nombreuses armes à feu. Le choix vous est offert dans Dissidia 012

Le système de combat

Dissidia offre un système de combat assez original, car vous n'arriverez absolument à rien en bourrinant tout les boutons si ce n'est à votre propre défaite. Pour pouvoir infliger des dégâts, il faut prendre en compte deux facteurs, les HP de l'adversaire qui s'activent en appuyant sur la touche carré et vos points de bravoure en appuyant sur la touche rond, ces points sont indispensables car ce sont ceux-ci qui permettront de faire perdre des HP à l'adversaire. Si, par exemple vous avez plus de points de bravoure que l'adversaire à de HP, en lui infligeant un coup HP, vous gagnez le combat. Si vous parvenez à voler tout les points de bravoure à l'ennemi, il subira un Break (Syncope) et la bravoure du terrain vous reviendra et vous permettra de faire énormément de dégâts avec une attaque HP, un petit côté stratégique qui ne manquerait pas de plaire à certains.

En plus de ça vous avez aussi une attaque spéciale appelée Ex-Mode, quand cette jauge est complétement remplie en obtenant des Ex-Cores qui apparaissent aléatoirement, elle vous permet de changer de mode ce qui vous permet par exemple selon les personnages d'avoir l'arme ultime du jeu original ou de changer de forme et de faire une attaque totalement dévastatrice (Ex-burst) exclusif à chaque personnage qui peut renverser le cours du combat en un instant. Une nouveauté de Dissidia 012 est l'EX-Revenge, en Ex-mode, cela permet de vous sortir d'un combo et de reprendre l'avantage en ralentissant momentanément le temps mais cela utilise une jauge complète d'EX. En plus de cela, il y a une toute nouvelle fonctionnalité exclusive à Duodecim qui est l'Assist System, cela permet d'invoquer un combattant pour qu'il exécute une attaque bravoure ou HP avant de disparaitre, cette fonction assez semblable à d'autres jeux de combat du genre donne cependant une autre dimension tactique au jeu car une bonne utilisation de l'assist peut renverser le cours d'un combat , mais son utilisation est limitée car elle consomme des barres d'assist qu'on peut remplir en effectuant des attaques sans relâche.

Un combat-RPG

Dissidia possède aussi un côté RPG, votre personnage gagnera des niveaux au fur et à mesure des combats et gagnera des compétences d'attaques ou de base qui vous permettront de personnaliser votre personnage comme bon vous semble, mais il faudra choisir avec précaution, vous ne pouvez activer qu'un nombre limité de compétences, à vous de choisir selon votre style de jeu. Les équipements et accessoires sont aussi légions et vous permettront de faire des combinaisons à l'infini, de quoi vous scotcher de nombreuses heures à trouver ce qui correspond le mieux à votre combattant. Les invocations, au nombre d'une cinquantaine sont très utiles et vous permettront sans doute de reprendre l'avantage du combat et puis, qui ne voudrait pas du beau et fort dragon Bahamut de notre côté ? Il y a aussi le tout nouveau mode Labyrinthe, une refonte du mode Colisée du premier Dissidia ou vous devez évoluer zone par zone avec une difficulté qui augmente exponentiellement ainsi que la rareté des trésors.

And here comes the finale !

Graphisme : 18/20

Le jeu nous en met toujours plein la vue et s'impose encore une fois comme l'un des plus beau jeux de la PSP

Jouabilité : 16/20

Le système de combat est toujours aussi maniable et fluide, mais les problèmes de caméra s'imposent encore et toujours et cela peut être parfois très génant. Les personnages quant à eux ont subi un réequilibrage assez bien fait qui met pratiquement tout le monde sur un pied d'égalité, un bon point.

Bande-son : 18/20

Takeharu Ishimoto a réussi un très joli coup avec un choix pertinent de musiques tirés des Final Fantasy et une réadaptation très fidéle pour la plupart , les nouvelles compositions ne sont pas en reste et collent parfaitement à l'esprit de Dissidia ; bien que l'ensemble reste perfectible, elle est un cran au dessus par rapport à la semi-décéption que fut le premier Dissidia.

Durée de vie : 19/20

Encore plus monstrueux que dans le premier Dissidia, Duodecim vous scotchera pendant de nombreuses dizaines d'heures pour terminer les 2 scénarios (voir plus ?!) et si vous voulez tout avoir à 100%, cela se chiffrera en centaines d'heures.

Scénario : 15/20

Bien que plus court que dans le premier opus, ce scénario est beaucoup plus maitrisé et dynamique et la vague des nouveaux personnages ajoutent un vent de fraicheur. Dommage que la traduction, d'assez mauvaise qualité ne nous laissent pas apprécier tout l'ensemble.

Conclusion : 17/20

Tout en restant sur ses bases, Duodecim rajoute quelques nouveautés appréciables qui renouvellent le système de combat, mais on aurait pu s'attendre à un peu plus d'innovation de sa part. D'ailleurs, il est très dommage de savoir que ce jeu n'est que partiellement traduit (seuls les sous-titres des dialogues le sont) alors qu'il s'agit d'un jeu qui posséde un langage assez riche en anglais, la barrière de la langue risque d'en freiner plus d'un.

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